Cathédrale

Confrérie Saint-Michel

La Confrérie diocésaine a été érigée dans l'église Cathédrale de Sherbrooke le 30 octobre 1947, et agrégée, à la prima primaria dont le siège est dans l'église du Saint-Ange, à Rome, le 6 novembre 1947.

La Confrérie a principalement pour buts :
- de répandre le culte et la dévotion à saint Michel et à ses saints Anges;
- d'obtenir, par leur intercession, la liberté et le succès de la mission de la sainte Église, qui est d'évangéliser en notre temps;
- de défendre les confrères contre les embûches du démon.

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PREMIÈRE APPARITION DE SAINT MICHEL SUR LE MONT GARGAN

8 mai 490, dans les Pouilles en Italie

L’an 490 de l’ère chrétienne, la 17e année du règne de l’empereur Zénon, la 8e du pape saint Félix III, le 8 mai, eut lieu la mémorable apparition de saint Michel Archange sur le Mont Gargan.  Un riche seigneur de Siponto, possesseur d’un important troupeau, pieux et charitable envers les pauvres, possédait une montagne distante de six milles de Siponto (aujourd’hui Manfredonia) sur laquelle il faisait paître ses bêtes.

Il avait un taureau féroce, énorme, méfiant, qui se sépara du reste du troupeau.  On le chercha quelques jours inutilement; on le trouva enfin dans une caverne profonde, difficile à atteindre.  Ne pouvant l’avoir vivant, il résolut de le tuer.  Tirant son arc, il lâcha une flèche sur le taureau, mais la flèche, rejaillissant contre celui qui l’avait tirée, le blessa.

Gargan et ses compagnons, étonnés de cet accident et jugeant qu’il y avait là quelque chose de mystérieux, eurent recours à l’évêque de Siponto, pour apprendre de lui ce que ce pouvait être.

Déjà informé par la rumeur publique, l’évêque Lorenzo Maloriano, grec d’origine, citoyen de Constantinople et parent de l’empereur Zénon, eut recours à Dieu par la prière pour lui demander lumière et connaissance.

Le prélat ordonna un jeûne de trois jours et exhorta les fidèles à prier de leur côté pour obtenir de Dieu la signification de ce fait étrange.  Au bout de 3 jours, saint Michel lui apparut et lui déclara que cette caverne, où le taureau s’était retiré, était sous sa protection et désormais son domaine, et que Dieu voulait qu’elle fut consacrée sous son nom, en l’honneur de tous les Anges.  Puis l’Archange disparut.

Grande et indicible fut la joie du saint évêque, qui convoqua aussitôt le peuple. Il se rendit en procession à la grotte, accompagné du clergé et des fidèles, pour la reconnaître et la trouver déjà toute disposée en forme d’église.  Taillée dans la pierre, assez profonde, d’accès facile : ce qui combla le peuple d’admiration et de crainte, surtout  lorsque, du fond de la grotte retentirent les voix angéliques « Ici Dieu est adoré.  Ici, le Seigneur est honoré.  Ici le Très-Haut est glorifié. »

L’évêque commença à y célébrer les divins offices.  L’événement fut connu de l’Italie et de toute l’Europe; et la dévotion à saint Michel et aux saints Anges alla se développant. On y vint aussi de toutes les parties de l’Europe; des papes, des rois, des empereurs, des chefs d’état, des évêques, des pèlerins innombrables se firent un honneur et un devoir de visiter et de prier dans la grotte sacrée.

Les croisés, allant en Terre sainte, s’y arrêtaient et se vouaient à saint Michel.

Beaucoup de grâces de toutes sortes y furent obtenues; de nombreux miracles y furent opérés.

Tiré de : Les Grandeurs de Saint Michel Archange, D. Nicola Ricci; traduction : l’abbé Marcel Bouzon.


JEAN-PAUL II, PÈLERIN SUR LE MONT GARGAN

Le pape Jean Paul II s’est rendu une première fois à Monte sant’Angelo le 2 novembre 1974, quand il était encore cardinal archevêque de Cracovie, et célébra la messe dans le sanctuaire de saint Michel avec les prêtres polonais qui l’accompagnaient en pèlerinage.  Il y retourna en qualité de Souverain Pontife le 24 mai 1987 et, à la population de Monte Sant’Angelo il tint le discours suivant :

« Je suis venu pour vénérer et invoquer l’archange saint Michel, pour qu’il protège et défende la sainte Église, en un moment où il est difficile de rendre un authentique témoignage chrétien sans compromis et sans accommodements.

« Cette fréquentation vivante et jamais interrompue de pèlerins, dit à quel point la figure de l’archange Michel - qui joue toujours un rôle important dans un grand nombre de pages de l’Ancien et du Nouveau Testament - est perçue et invoquée par le peuple, et à quel point l’Église a besoin de sa céleste protection : lui, qui est présenté dans la Bible comme le grand lutteur contre le dragon, le chef des démons.

« Bien que fragmentaires, les connaissances données par la Révélation sur la personnalité et le rôle de saint Michel, sont très éloquentes.  Il est l’archange (cf. Jude, 9) qui revendique les droits inaliénables de Dieu.  Il est l’un des princes du ciel (cf. Dt 12,1) d’où viendra le Sauveur.  Maintenant le nouveau peuple de Dieu est l’Église.  Voilà la raison pour laquelle Elle le considère comme protecteur et défenseur dans toutes ses luttes pour la défense et la diffusion du Règne de Dieu sur la terre.  Il est vrai que les « portes de l’enfer ne l’emporteront pas », selon l’assurance du Seigneur (Mt 16,18), mais cela ne veut pas dire que nous sommes exempts des épreuves et des batailles contre les embûches du malin.  Dans cette lutte, l’archange Michel est aux côtés de l’Église pour la défendre contre toutes les iniquités du siècle, pour aider les chrétiens à résister au démon « qui rôde comme un lion rugissant cherchant qui dévorer » (1 P 5,8)

« Cette lutte contre le démon, qui marque la figure de l’archange Michel, est aujourd’hui encore d’actualité, parce que le démon est toujours vivant et agissant dans le monde.  En fait le mal qui s’y trouve, le désordre que l’on rencontre dans la société, l’incohérence de l’homme, la fracture intérieure dont il est victime, non seulement sont la conséquence du péché originel, mais sont aussi l’effet de l’action empoisonnée et ténébreuse de Satan, qui menace de manière insidieuse l’équilibre moral de l’homme et que saint Paul n’hésite pas à appeler « le dieu de ce monde » (2 Co 4,4), parce qu’il se manifeste comme tentateur rusé, qui sait s’insinuer dans le jeu de notre action pour y introduire des déviations très nocives, conformes quant à l’apparence à nos aspirations instinctives.  C’est pourquoi l’apôtre des Gentils met les chrétiens en garde contre les embûches du démon et de ses innombrables satellites, quand il exhorte les habitants d’Éphèse à se revêtir « de l’armure de Dieu afin de pouvoir résister aux embûches du diable.  Car ce n’est pas seulement contre la chair et le sang que nous avons à lutter, mais contre les Principautés et les Puissances, contre les esprits mauvais répandus dans les aires. » (Ep 6,11-12)

Beaucoup d’autres Souverains Pontifes sont venus sur le Mont Gargan pour vénérer l’archange Michel : Gélase I  (493), Agapit (536), Léon IX (1049), Urbain II, Pascal II, Calixte II, Innocent II  (1130), Célestin III, Urbain IV, Grégoire X (1273), saint Pierre Célestin et Benoît IX.  (tiré de Le Prince des Anges : Saint Michel, du Père Gilles Jeanguenin, pages 27-31)


D’après Lettre pastorale et Mandement sur le culte et la dévotion à saint Michel Archange, de Mgr Philippe Desranleau : Confrérie de Saint-Michel-Archange (fondation, buts, admission)

Fondation L’archiconfrérie de Saint-Michel-Archange a été approuvée par Pie IX et érigée canoniquement par Léon XIII, en 1878, dans l’église de Saint-Eustache, à Rome, puis, dès l’année suivante, elle fut transférée dans l’église du Saint-Ange in Pescheria, son siège actuel.

La Confrérie diocésaine a été érigée dans l’église Cathédrale de Sherbrooke, le 30 octobre 1947, et agrégée, à la prima primaria dont le siège est dans l’église du Saint-Ange, à Rome, le 6 novembre 1947.

Buts La Confrérie a principalement pour buts :

a) de répandre le culte et la dévotion à saint Michel et à ses Saints Anges;

b) d’obtenir, par leur intercession, la liberté et le succès de la mission de la sainte Église, qui est d’évangéliser en notre temps;

c) de défendre les confrères contre les embûches du démon.

Ses buts secondaires sont, pour les confrères et tous les diocésains, d’obtenir, par leur intercession, la préservation de la mort subite, la grâce d’une sainte mort et le soulagement des âmes du purgatoire.

 

Admission

Pour être membre de la Confrérie, il faut faire inscrire son nom et son prénom dans le registre de la Confrérie par le directeur ou son assistant. La réception et le port du scapulaire de Saint Michel ne sont requis ni pour l’admission dans la Confrérie ni pour le gain des indulgences.