Visites historiques
La Basilique-Cathédrale est un élément important de notre patrimoine auquel le public manifeste un intérêt soutenu. Elle est l’œuvre immense et belle de croyants et de croyantes, le symbole d’une Église diocésaine vivante et courageuse.
Ici, sur cette falaise, depuis l’arrivée des premiers missionnaires, des membres de la communauté chrétienne se rassemblent pour prier, célébrer et se ressourcer au mystère du Christ. La Cathédrale actuelle, comme la première chapelle dédiée à saint Colomban, moine irlandais, reflète avec beauté notre désir d’être ensemble réunis dans le Christ. Ne sommes-nous pas les pierres vivantes de son Église?
Historique
En mai 1816, l’abbé Rimbault, du Séminaire de Nicolet, vint en missionnaire célébrer une messe dans une maison. Ce fut la première à Sherbrooke. En 1828, on terminait la construction de la première église, elle contenait 28 bancs. Puis en 1834, on nomma le premier curé de Sherbrooke, John Baptist McMahon, un irlandais tout comme les autres missionnaires.
En 1854, l’abbé Alfred-Élie Dufresne, quatrième curé, entreprend la construction d’une nouvelle église dédiée à saint Michel. Quelques années plus tard, en 1874, le pape Pie IX érige le diocèse de Sherbrooke. Mgr Antoine Racine est nommé premier évêque et l’église devient cathédrale.
En 1914, Mgr Paul Larocque amorce la construction de l’archevêché actuel et du sous-sol de la cathédrale (la chapelle Pauline). Ce n’est qu’en 1957 que sera parachevée la partie supérieure de la nouvelle cathédrale, par Mgr Georges Cabana. En 1959, elle se verra attribuer le titre honorifique de basilique. Les insignes basilicaux sont le pavillon et le clocheton.
Les vitraux
Les vitraux de chaque côté de la nef représentent des scènes bibliques où interviennent des anges. Lorsque l’on regarde vers le chœur, les vitraux situés du côté droit de la nef illustrent l’Ancien Testament avec l’ange du paradis, l’échelle de Jacob, l’âne de Balaam, Raphaël, l’ange auprès d’Isaïe et de Zacharie. À gauche de la nef, des scènes du Nouveau Testament sont représentées. On peut y voir l’annonciation, la tentation au désert, l’agonie, l’ascension, le jugement dernier et d’autres scènes bibliques. Derrière le chœur, l’abside, on retrouve le Christ-Roi, Marie-Reine et saint Michel. Vers la sortie, au jubé arrière, de grands vitraux illustrent les quatre évangélistes (Marc, Matthieu, Jean et Luc). Les 105 vitraux de la cathédrale (34 grands, 11 moyens, 60 petits) ont tous été inspirés par le frère Gérard Brassard, a.a. Ils ont été approuvés par Mgr Georges Cabana et exécutés par Raphaël Lardeur, maître-verrier parisien.
Architecture
Le style architectural de la cathédrale est d’inspiration gothique. Il se caractérise par la construction de voûtes supportées par des arcs-doubleaux et croisées d’ogives, reportant et concentrant tout le poids des voûtes sur les colonnes et les contreforts. Les méthodes de construction employées lors du parachèvement permettent l’ouverture dans les murs de larges baies qui mettent en valeur les vitraux multicolores. Les colonnes, très sveltes, sont formées de huit cannelures dont les arêtes se continuent jusqu’au centre des voûtes. Ces arêtes s’entrecroisent pour former un dessin ayant beaucoup de relief, créant ainsi des jeux d’ombre et de lumière intéressants.
La cathédrale est tracée en forme de croix latine. Elle est orientée de façon à ce que l’arrière du chœur, l’abside, pointe vers l’orient, où est né le Christ, soleil de justice.
